Lors d’une conférence de presse le 14 février sur une campagne d’information « zéro pesticides » en direction des collectivités locales, la ministre de l’Environnement a annoncé le lancement prochain d’une expérimentation de « conseil indépendant » avec quatre coopératives, en 2017. Chacune de ces coopératives doit constituer « deux panels de 4 agriculteurs », qui serviront à évaluer l’intérêt d’un conseil indépendant de la vente des produits phytosanitaires. Le premier panel constituerait « l’échantillon témoin : les agriculteurs recevant uniquement un conseil agronomique de la part de la coopérative à laquelle ils adhèrent », explique le communiqué. Le second constituerait « l’échantillon test : les agriculteurs recevant un conseil agronomique de la part d’un organisme de conseil indépendant ». Cet organisme de conseil indépendant peut être par exemple une chambre d’agriculture.
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« Il s’agit d’éclairer le débat entre conseil indépendant et conseil de distribution », commente le directeur de Coop de France Métiers du grain, Vincent Magdelaine, qui garde pour l’instant secret les noms des coopératives. S. Royal a par ailleurs annoncé la mise en consultation publique, à partir du 14 février, du projet de décret relatif à la liste des substances actives de la famille des néonicotinoïdes. Concernant le nouvel arrêté sur l’application des produits phytosanitaires, en consultation publique depuis plusieurs semaines, elle a annoncé qu’elle soutiendra, lors d’une réunion des différentes parties prenantes le 17 février, la fixation de distances minimales vis-à-vis des habitations, comme lui a demandé l’association Générations futures.