Selon les premiers résultats des nouveaux indicateurs de risque harmonisés, publiés le 14 novembre par la Commission, les risques associés aux produits phytopharmaceutiques vendus sur le marché communautaire ont reculé de 20 % entre 2011 et 2017. Une tendance « encourageante », selon Bruxelles. Cette réduction résulte principalement de l’utilisation de produits présentant un profil moins dangereux. L’indicateur de risque est mesuré, dans le cadre de la directive sur l’utilisation durable des pesticides, sur la base des données sur les ventes pondérées par la toxicité des molécules.
En revanche, un deuxième indicateur révèle également que le recours des États membres à des dérogations d’urgence a augmenté de 50 %. Les États membres peuvent en effet autoriser jusqu’à 120 jours, pour un usage limité et contrôlé, des substances actives interdites pour lutter contre un organisme nuisible qui ne peut être contenu par aucun autre moyen raisonnable. Selon la Commission européenne, les résultats de ce deuxième indicateur mettent en évidence la nécessité pour les États membres d’élargir la gamme des produits phytopharmaceutiques autorisés de manière régulière et à la disposition des producteurs, ainsi que d’élargir l’éventail des techniques de lutte contre les organismes nuisibles, afin de réduire la dépendance aux pesticides.
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Mais, pour l’association Pesticide Action Network, les informations présentées par la Commission sont trompeuses, car il n’y a pas eu de réduction des ventes de pesticides dans l’UE.
Un deuxième rapport sur l’utilisation durable des pesticides dans l’UE devrait être publié début 2020, donnant un aperçu plus détaillé de l’état de la mise en œuvre de la directive dans l’UE et des progrès réalisés depuis la dernière analyse en 2017.