Dix mois après sa création, Picadeli France compte une centaine de bars à salades connectés dans les principales grandes enseignes de la grande distribution, essentiellement en région parisienne. La société, détenue majoritairement par le suédois Greenfood, leader sur ce marché, souhaite en installer 200 d’ici à fin 2018 et continuer le déploiement à un rythme soutenu.
Créée au printemps dernier, Picadeli France installera dans quelques jours son centième bar à salades sur le territoire, où le consommateur construit son repas selon ses envies. Essentiellement présente dans les grandes enseignes de la distribution à Paris, dans la région lyonnaise et dans le grand sud de la France, cette société est une émanation du groupe suédois Greenfood. Présent sur la quatrième gamme où il occupe une position de leader et l’import/export de fruits et légumes, "Greenfood est le numéro un des bars à salades en libre-service connectés, une activité créée en 2010, indique David Bicheron, un des quatre associés fondateurs de Picadeli France. Et fort de son succès, le groupe a décidé d’accroître son développement à l’international". Aujourd’hui, Greenfood compte environ 1 500 bars à salades, en majorité en Suède, mais aussi en Finlande et au Danemark. Greenfood réalise un chiffre d’affaires de 3,9 milliards de couronnes suédoises (390,3 M€).
Issu du marketing, David Bicheron s’est intéressé au succès du snacking. Un marché qui affiche une progression à 2 chiffres depuis ces dernières années et qui devrait rapidement représenter 1 Mrd€ de chiffre d’affaires (source Nielsen). "Plutôt que de partir de zéro", ce dernier s’est donc rapproché du leader des bars à salades, une activité qui est encore peu développée en France. David Bicheron et ses associés détiennent une participation minoritaire dans le capital de Picadeli France. La société qui est propriétaire de ses bars à salades et pour lesquels cinq brevets ont déjà été déposés, les loue aux enseignes de la grande distribution. L’installation d’un bar à salade demande un investissement important. "À minima, un meuble classique, avec deux unités de froid, proposant une quarantaine de produits pour composer sa salade, coûte 20 000 euros. Les frais de location nous permettent de couvrir les coûts d’installation et de maintenance", explique le manager.
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L’essentiel de l’activité de Picadelli provient de la vente des produits qui entrent dans le bar à salades, via un site de commandes. "Nous avons une vraie expertise sur l’assortiment et le merchandising. Et nous faisons tourner les recettes régulièrement, explique David Bicheron. Mais c’est à l’enseigne de faire vivre le bar à salade". Tous les produits sont emballés sous vide et tracés. Grâce à la connectique, le responsable du bar à salades peut surveiller l’ensemble de la chaîne de froid et la DLC des produits. Un process de surveillance qui permet selon le manager de limiter le gaspillage alimentaire. Les bars étant connectés, Picadeli connaît le volume d’ingrédients traités et peut donc travailler avec les magasins sur les réassorts. "La "casse" ne dépasse pas 5 % et peut même tomber à 3 % dans certains cas", précise David Bicheron.
Avec plus de 60 références de produits proposés (salades, crudités, féculents, céréales, viandes, produits végans, fromages, poissons, garnitures, sauces…), Picadeli ne se connaît "pas de concurrent offrant une gamme aussi large". Présent aujourd’hui chez Franprix, Casino, U-Express, Groupe Carrefour et Auchan, Picadeli vise les magasins de proximité en zone urbaine proches des quartiers de bureaux. Picadeli ne donne pas son business plan. Mais David Bicheron souhaite "l’installation au minimum de 200 bars à salades à fin 2018" et de continuer dans les prochaines années à déployer le concept à un rythme soutenu. "Nous avons l’ambition d’être un acteur important sur ce marché. Aujourd’hui en Suède, qui est le pilier du concept, il existe 1 200 bars à salades. Notre ambition est d’en installer au moins autant".