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Pisciculture : la production stagne en France, les pistes de relance du CGAAER

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Ventes de poissons issus d'élevages en eau douce, horsétang, en France de 1950 a 2019, en tonne (source Agreste/CGAAER)

Alors que la production mondiale progresse, jusqu’à atteindre l’équivalent des produits de la pêche, le CGAAER (ministère de l’Agriculture) constate, dans un rapport paru le 29 novembre, que la production piscicole – essentiellement d’eau douce – stagne en France depuis une quinzaine d’années, après avoir connu un essor dans les années 80 et 90, puis reculé de 1995 à 2005. Le constat ne serait pas propre à la France. La stagnation « est généralisée à l’ensemble des pays de l’Union européenne », où la France pèse 7,5 % des volumes. Même la Grèce, « plus grand fournisseur des marchés de l’UE en poissons marins » tend « vers le maintien du niveau de la production avec une amélioration de la qualité ».

Le CGAAER met sur la table plusieurs pistes de relance pour la France. Pour l’aquaculture en mer, les auteurs proposent d’identifier des zones dédiées, cette activité y serait prioritaire, et imaginent un couplage de cette production avec l’éolien offshore. Face au changement climatique, la pisciculture d’eau douce (trois-quarts des volumes en France) doit, quant à elle, s’orienter vers des produits à forte valeur ajoutée pour compenser les investissements dans des systèmes moins gourmands en eau (p.ex. eaux recirculées) – le rapport inclut aussi une proposition de révision des normes ICPE selon l’effet sur l’environnement, et non plus selon le volume de production. Le CGAAER insiste sur le cas particulier de la pisciculture d’étang, en déshérence et qui revêt un fort potentiel en France selon eux, en misant sur des pratiques extensives (sans ou avec peu d’aliment). À cette fin, les auteurs proposent des mesures fiscales et des plans d’action conjoints avec les Régions.

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Alors que la France avait publié un plan aquaculture d’avenir 2021-2027, le CGAAER propose enfin l’organisation « d’assises de la pisciculture » qui permettraient de définir « les objectifs de la pisciculture en termes de production, de types d’installation, de calendrier et de financements ».

La stagnation est généralisée à l’ensemble de l’UE