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Sommet du végétal Plan de compétitivité : Orama attend les réponses de Stéphane Le Foll

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Les producteurs de grandes cultures se disent en attente des réponses du ministre de l'Agriculture sur leur plan de compétitivité, qui sera au cœur des débats au Sommet du Végétal, les 19 et 20 février à Nantes. S'estimant pénalisés par la nouvelle Pac, ils espèrent une issue favorable dans les dernières négociations sur sa mise en œuvre nationale.

«NOUS voulons rebondir après la réforme de la Pac, qui n'est pas satisfaisante, et attendons les réponses de Stéphane Le Foll à notre plan de compétitivité », a déclaré le président d'Orama Philippe Pinta, en conférence de presse le 12 février. L'Union des grandes cultures veut peser sur les derniers choix nationaux, notamment sur l'application du verdissement des aides, avec l'attente d'une reconnaissance du mulching pour les maïsiculteurs, sur la répartition entre éleveurs et cultivateurs des 150 millions d'euros du plan protéines végétales. « Déjà au bilan de santé de la Pac en 2008, les céréaliers ont servi de variable d'ajustement, a ruminé Philippe Pinta. Ça commence à bien faire ! Il faut regarder ceux qui font des efforts et ne pas systématiquement les confisquer. » Sur le moyen terme, Orama appelle à ne pas dépasser 10 % de paiement redistributif, pour « éviter des distorsions de concurrence supplémentaires ».

Une MAE spécifique en zones intermédiaires

Par ailleurs, l'Union planche avec le ministère de l'Agriculture sur une MAE (mesure agroenvironnementale) spécifique aux zones intermédiaires, afin d'« aider les exploitations à s'adapter » à la nouvelle Pac dès 2015. Son plan de compétitivité vise à « faciliter le libre accès aux moyens de production indispensables », à « simplifier la prise en compte des enjeux environnementaux par une approche contractuelle responsabilisante plutôt que par des contraintes administratives ». Philippe Pinta a pris l'exemple du pilotage des apports d'azote : « On a des outils de plus en plus performants, qui permettent de produire mieux et plus. Pas besoin d'une loi, dont l'effet est nul sur l'environnement mais désastreux en termes de compétitivité. »

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La loi d'avenir en « décalage »

Orama demande aussi l'extension de l'accord interprofessionnel sur l'amélioration du taux de protéine du blé tendre, pour le rendre obligatoire dès la prochaine campagne. « Il s'agit de répondre aux besoins des clients, qui réclament de plus en plus un taux de protéine supérieur », a souligné le président de l'Union rassemblant AGPB (blé), AGPM (maïs) et Fop (oléoprotéagineux). L'accord Intercéréales est actuellement dans les mains de l'Autorité de la concurrence.

Concernant la loi d'avenir, Orama espère « avoir la traduction » des ambitions présidentielles sur le « produire plus, produire mieux », exprimées en conférence de presse le 14 janvier. « La loi d'avenir est en décalage par rapport aux défis », a estimé Philippe Pinta.