FranceAgriMer a ouvert, le 30 mai, un premier dispositif de 308,5 M€ pour l’aide à l’alimentation animale du Plan de résilience. Plus de 100 000 élevages pourraient en bénéficier, principalement en monogastriques.
Dans le cadre du Plan de résilience face aux conséquences de la guerre en Ukraine, le guichet de l’aide à l’alimentation animale a ouvert lundi 30 mai sur le site de FranceAgriMer. Alors que la guerre fait flamber les cours des matières premières de l’aliment pour bétail, « ce dispositif vise à compenser une partie des surcoûts d’alimentation animale des exploitations agricoles et piscicoles », rappelle l’organisme public.
Doté d’une enveloppe de 308,5 M€, ce premier volet s’adresse aux exploitants basés en France continentale (hors Corse et outre-mer), pour la période du 16 mars au 15 juillet. D’après un communiqué du ministère de l’Agriculture, il « pourrait bénéficier à plus de 100 000 éleveurs dès cet été », avec des montants variant « entre 1 000 et 35 000 euros par exploitation ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Deux autres enveloppes à suivre
Validé par la Commission européenne le 10 mai, ce premier volet sera complété par deux autres dispositifs (un pour l’outre-mer et la Corse, un pour les élevages en intégration), pour un total de 489 M€, précise la Rue de Varenne. Deux conditions sont nécessaires pour bénéficier de l’aide : avoir « au moins 3 000 € de charges d’alimentation sur la période de référence », et afficher un « taux de dépendance à l’alimentation animale d’au moins 10 % » (charges d’aliment divisées par les charges d’exploitation totales du dernier exercice). Ce ratio devra être attesté par un tiers de confiance (centre de gestion, expert-comptable, commissaire aux comptes). Il permettra aussi de fixer le montant de l’aide : forfait de 1 000 € entre 10 % et 30 % de dépendance ; 40 % des achats d’aliment entre 30 % et 50 % de dépendance ; 60 % des achats d’aliment au-delà de 50 % de dépendance.
Lire aussi Plan de résilience : l’aide à l’alimentation animale rallongée de 89 M€
Cette aide vise avant tout les élevages de monogastriques, fortement dépendants des achats d’aliments. Par exemple, les élevages de porcs devraient bénéficier d’un « montant de l’ordre de 130 M€ », estime la FNP (producteurs de porcs, FNSEA) dans sa lettre interne Franc de Porc du mois de mai. En ruminants, « une grande partie des engraisseurs de jeunes bovins » devraient aussi pouvoir y prétendre, d’après l’Institut de l’élevage. Toutefois, « pour la très grande majorité des éleveurs bovins, elle n’excédera pas le forfait de 1 000 € » prévu pour les élevages les moins dépendants, prévoit l’Idele dans son bulletin de conjonctures Tendances de mai.