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Plan de souveraineté fruits et légumes : Fesneau précise le contenu

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Les alternatives aux traitements phytos et la place des serres dans le Plan de souveraineté des fruits légumes inquiètent les maraîchers. À leur congrès, Marc Fesneau a apporté des éclaircissements.

Le Plan de souveraineté pour la filière fruits et légumes a été l’autre sujet de débat pendant le congrès de Légumes de France. Visant à ce que la filière puisse inverser la tendance des courbes de production à horizon 2030 et répondre aux défis environnementaux, il s’appuie sur une priorisation des financements de France 2030 à hauteur de 200 M€ pour 2023 et 2024 : 100 M€ pour les agroéquipements, 50 M€ en recherche, particulièrement sur les alternatives aux traitements phytosanitaires et 50 M€ en communication. « Nous sommes prêts, a confirmé Jacques Rouchaussé, président de Légumes de France, même si le temps imparti pour rendre notre copie a été très court ».

Un point, plusieurs fois évoqué pendant le congrès, inquiétait particulièrement les producteurs : la possibilité que les serres ne soient pas retenues dans les différents appels à manifestation d’intérêt, lié au Plan de souveraineté de la filière fruits et légumes. Pour Légumes de France, celles-ci demeurent des vecteurs important de réduction de l’usage de produits phytosanitaires et d’intrants. Le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, qui clôturait le congrès, aura apporté un certain réconfort aux maraîchers. Il a précisé le contour de L’AMI « innovation et compétitivité ». Parmi les quatre guichets qui seront ouverts, un sera consacré aux serres. Les trois autres concernent les plants et agroéquipement arboricole, l’agroéquipement maraîcher et l’outre-mer.

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Trous dans la raquette

Le président de Légumes de France avait appelé à « ne pas laisser les producteurs ultramarins sur le côté de la route ». La liste de 80 matériels est aujourd’hui finalisée et les documents envoyés à la Commission européenne. Par ailleurs, Marc Fesneau a indiqué que les coopératives et les organisations de producteurs seraient éligibles à côté des producteurs dès l’ouverture des guichets. Le ministre de l’Agriculture a aussi indiqué que 4 M€ seront aussi alloués aux fruits et légumes dans le cadre du fonds Casdar

Les maraîchers attendent beaucoup du Plan de souveraineté. Particulièrement sur le domaine de l’évolution de l’usage de produits phytosanitaires. « Les attentes sur le terrain sont fortes et légitimes, a concédé Arnaud Rousseau, président de la FNSEA pendant le congrès, pour la production légumière – tomates, endives – il y a encore des trous dans la raquette ». Le constat est partagé par Jacques Rouchaussé : « La recherche d’alternatives aux produits phytosanitaires doit répondre à un message clair : pas d’interdiction sans solution. Mais le terrain s’impatiente ».

« Le terrain s’impatiente », presse Rousseau