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États généraux de l’alimentation Plans de filière : nouvelle segmentation pour le porc, demande de clarification pour le vin

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Dans le porc, la proposition la plus marquante du plan de filière faite par l’Interprofession porcine (Inaporc), validée par la Fict (industrie de la charcuterie) et publiée le 19 décembre, est de créer une « nouvelle segmentation » située entre le standard et les labels. Cette segmentation appelée « charte collective » reste à définir et pourrait par exemple contenir le « sans OGM », le « sans antibiotique », des critères de bien-être ou une génétique différenciée. Elle est destinée à « servir de base » aux démarches privées similaires déjà existantes, et doit représenter 15 % de la production d’ici cinq ans. Par ailleurs, l’interprofession propose d’intégrer une démarche RSE au porc standard, et de pousser le développement des labels (5 % de bio, 8 % de label rouge, développement des IGP/AOP).

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Dans le secteur viticole, la situation est pour l’instant en suspens. Avant de présenter son plan de filière, le Comité national des interprofessions viticoles (Cniv) demande une clarification de la part du gouvernement sur la place du vin dans la société. En effet, la Stratégie nationale de santé 2018-2022 « classe le vin au même niveau que les drogues illicites ». « Nous demandons une clarification qui fasse une distinction entre la consommation modérée et la consommation excessive », a souligné Jean-Marie Barillère, président du Cniv. Pourtant, la filière a élaboré un plan de filière ambitieux pour que la France reste leader mondial dans le vin. Le plan de filière prévoit notamment la suppression des herbicides chimiques sur au moins 50 % de la surface viticole d’ici à 3 ans.