2024 n’a pas été une année très propice à la cueillette d’arnica des montagnes, et ce constat est partagé dans les différents massifs, souligne l’Association française des professionnels de la cueillette de plantes sauvages (AFC) sur son site internet. La floraison est faible dans le Massif central et les Pyrénées, et les Alpes ne sont pas beaucoup mieux pourvus, même si les sites à plus haute altitude semblent les moins touchés. De plus, la mouche de l’arnica est très présente, entraînant un pourcentage important de capitules avortés sur de nombreux sites. Par ailleurs, la cueillette commerciale dans la région des Ballons des Vosges a été interdite pour la troisième année consécutive sur le Markstein. « Les facteurs qui favorisent la floraison sont encore mal connus mais le froid hivernal est probablement impliqué, ce qui expliquerait la diminution de la floraison avec le réchauffement global et la douceur de l’hiver passé », souligne l’association. L’AFC va étendre en 2025 son projet « cueilleurs-sentinelles » à l’arnica (déjà opérationnel pour le thym) : lancé en 2023, il vise à s’appuyer sur les observations et les connaissances des cueilleurs professionnels pour documenter et suivre l’état des ressources en plantes cueillies, principalement celles qui connaissent des tensions.
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