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Plateforme sur le bien-être animal : le secteur de l’élevage craint d’être sous-représenté

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La plateforme européenne sur le bien-être animal, dont la réunion de lancement se tiendra le 6 juin, accordera-t-elle une place suffisante au secteur de l’élevage ? Les organisations et coopératives agricoles de l’UE craignent qu’il n’en soit rien.

Les organisations agricoles (Copa) et les coopératives agricoles (Cogeca) de l’UE craignent d’être sous-représentées au sein de la plateforme européenne sur le bien-être animal pour laquelle la Commission de Bruxelles a lancé un appel à candidatures le 30 janvier (échéance le 6 mars) à destination des professionnels, de la société civile, des organisations internationales, etc. (1). Dans une lettre adressée au commissaire européen à la santé et la sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis, elles s’étonnent que, selon certaines indications, seulement un siège soit assigné par organisation, ce qui « ne serait pas assez représentatif de la complexité des différents secteurs de l’élevage dans l’ensemble de l’Union ».

75 membres au total

Rappelant qu’elles rassemblent 66 organisations membres et 34 organisations partenaires de 27 États membres, les deux fédérations soulignent que, en 2009, il y avait en Europe 344 millions de mammifères d’élevage (bovins, porcs…), 2 milliards de volailles et que 1,3 million de tonnes de poisson et crustacés y étaient produites, contre 120 millions de chiens et chats de compagnie, 35 millions d’oiseaux, 5 millions d’animaux pour le loisir et le sport, 12 millions pour la recherche et l’expérimentation, 800 000 pour l’exposition et la conservation. « Ces fortes différences doivent être clairement reflétées lors de la composition de la plateforme de l’UE », estiment les organisations professionnelles et coopératives agricoles, qui revendiquent deux sièges pour le Copa et deux pour la Cogeca.

La plateforme, dont la réunion inaugurale aura lieu le 6 juin, sera composée de 75 membres, a expliqué Vytenis Andriukaitis le 15 février à Strasbourg devant l’intergroupe du Parlement européen sur le bien-être animal : 35 représentants des États membres, des organisations internationales (OIE et FAO) et de l’Efsa ; 40 représentants des organisations professionnelles (agriculture, transformation alimentaire, transport des animaux, vétérinaires, détaillants) et de la société civile et experts scientifiques indépendants.

(1) Voir n° 3580 du 30/01/17

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La stratégie de l’UE « finalisée » cette année

Cette année sera « finalisée » la stratégie de l’UE pour le bien-être animal, adoptée en 2012, avec la publication de trois nouvelles études et de trois rapports de la Commission européenne, a annoncé le 15 février à l’intergroupe du Parlement européen consacré à ces questions le commissaire à la santé et la sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis.

Les trois études, dont les résultats serviront à « améliorer la mise en œuvre de notre législation », porteront sur les meilleures pratiques lors du transport, lors de l’abattage et lors du transport du poisson, a-t-il précisé.

Les trois rapports, qui « évalueront les résultats de notre politique et serviront, si nécessaire, de base pour améliorer son application », porteront sur la directive « poulets de chair », sur l’abattage des poissons et – dossier « particulièrement important » – sur les activités internationales concernant le bien-être animal.