Avec l’offre gratuite du programme Sentinel-2 et les nouvelles offres des start-up du «new space» (micro- et nano-satellites), dont sont beaucoup encore à venir, le secteur de l’imagerie par satellite évolue rapidement. « Il y a quelques années, une image Spot (satellites Airbus, ndlr) de 65 km de large coûtait plusieurs milliers d’euros, aujourd’hui l’image Sentinel-2 fournit quasiment les mêmes données gratuitement, sous un délai de quelques jours », commente Phillipe Stoop, directeur recherche et innovation chez ITK.
« Il y a un changement de paradigme, estime David Hello, patron de la start-up Terranis. Il y a une montagne de données à disposition. Aujourd’hui, on ne se pose plus la question de quelle image et quel pixel je vais acheter mais qu’est-ce que je vais en faire ».
Une analyse que confirme Damien Lepoutre, président de Geosys : « Nous sommes aujourd’hui sur un marché de la demande pour obtenir des images d’une région précise, à un jour ou une période donné; nous commandons des images aux opérateurs spatiaux, qu’il faut programmer à l’avance. Demain, l’offre sera “sur étagère “. Nos clients sauront qu’une image quotidienne de toutes les parcelles et régions du monde est disponible chez nous. Il ne sera plus question du prix d’une image, mais d’accès à un service de suivi de régions ou parcelles. »
Pour David Hello, cette abondance d’informations promet de nouveaux types de services, comme celui que développe Dilepix: « On part vers le développement d’alertes automatiques; nous serons moins dans le “il faut faire ça” que dans le “il se passe quelque chose”. Ces modèles d’alerte n’étaient pas viables auparavant car la matière première était payante. Aujourd’hui, des entreprises du “new space” qui peuvent vous envoyer des satellites clé en main, vous proposent de devenir partenaires. »
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.