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Champignons Pleurette se lance dans les plats préparés

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Distinguée par les Trophées RSE du réseau Alliances, la start-up lilloise continue d’innover dans la myciculture et lancera en septembre une gamme végétarienne et bio de plats préparés à base de pieds de champignons.

Six mois après avoir été lauréate de la Fondation Nord Entreprendre 2018, Pleurette, TPE lilloise spécialisée dans la culture de champignons sur substrats, vient d’être distinguée à deux reprises (coup de cœur du jury catégorie entreprises espoirs et satisfecit du public) par les Trophées de l’économie responsable d’Alliances, le réseau d’entrepreneurs pour la RSE dans les Hauts-de-France. Des prix qui récompensent notamment la valorisation par Pleurette de résidus urbains (marc de café et drêches brassicoles) pour la culture de champignons (pleurote du peuplier et du panicaut, shiitake et pholiote nameko) et sa stratégie zéro déchet. "Nous sommes très fiers de ces prix qui valorisent et font mieux connaître nos engagements et nous permettent d’échanger des bonnes pratiques avec d’autres lauréats d’Alliances pour être encore meilleurs", annonce Jürgen Engerisser, cofondateur avec Gabrielle Radoux de Pleurette en 2014.

Logique d'économie circulaire

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Conformément à ses objectifs (voir Agra Alimentation du 18 janvier 2018), Pleurette est en train de doubler sa production de shiitakes dans les catiches, ces anciennes crayères souterraines situées à Fâches-Thumesnil (métropole lilloise) très propices à la myciculture. "Nous sommes à 500 kg de shiitakes par semaine. Parallèlement, nous avons créé, au Min de Lomme, une nouvelle salle de production sur substrat de bois (mycélium inséré dans du bois) pour la culture de shiitakes et d’autres variétés de champignons à l’exception des pleurotes", poursuit-il. De même, la TPE a doublé ses cultures de pleurotes pour atteindre une tonne par semaine. Grâce au partenariat signé fin 2017 avec la chaîne de restauration Les 3 Brasseurs, elle vient de réussir les premiers tests de culture sur drêches brassicoles qu’elle va déployer à plus grande échelle. "Ils ont été un peu plus longs que prévu, mais c’est un bio process très technique à maîtriser car nous n’utilisons pas de pasteurisateur", remarque Jürgen Engerisser. La start-up travaille également à la mise au point d’une nouvelle salle de culture plus grande et innovante dédiée notamment à de nouvelles variétés de champignons : hericium (Lion’s Mane et Pom Pom blanc), pholiotes du peuplier (pioppino) et autres maitakes.

Parallèlement, toujours dans une logique d’économie circulaire, Pleurette valorise les 5 tonnes de pieds de champignons résiduels produits chaque année en plats préparés. En septembre, elle lancera une gamme végétarienne et bio avec deux premiers produits : sauce bolognaise 100 % végétale (pots de 200 et 330 g, PVC : 3,90 et 4,90 €) et pâtes tartinables apéritives (pot de 100 g, PVC : 4,80 €). Elle sera commercialisée prioritairement dans les réseaux de magasins bio, de producteurs et militants et dans une moindre mesure en GMS alimentaire. Pleurette prévoit de concrétiser son objectif de chiffre d’affaires 2018 de 550 000 euros, contre 330 000 euros réalisés lors des 18 premiers mois d’activité. Elle a doublé ses effectifs en six mois pour compter treize salariés et espère, avant la fin de l’année, convertir en CDI les contrats des cinq dernières recrues.