« Nous devons avoir les moyens d’être compétitifs et d’être présents sur des produits d’entrée de gamme et de moyenne gamme sur lesquels les Français ont massivement reporté leurs achats », a déclaré le président de la Coopération agricole, Dominique Chargé à la conférence de presse de rentrée de l’organisation, le 6 septembre. Celui qui est aussi vice-président de la coopérative Terrena et producteur de lait et de volailles alerte sur la hausse des importations liée aux arbitrages des consommateurs dans un contexte de forte inflation. « Aujourd’hui, un tiers de la viande consommée est importé. C’est un poulet sur deux », illustre-t-il. D’après une note de conjoncture de FranceAgriMer, les importations de viande de poulet sont en hausse de 7,3 % en volume au premier trimestre 2023. Les importations totales de viande ont augmenté de 11,7 % en un an en 2022, souligne Dominique Chargé, citant là aussi des données communiquées par le service du ministère de l’Agriculture.
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« Nos poulaillers de volailles biologiques et sous labels sont vides parce que nous n’avons plus de demande pour ces produits et nous importons des poulets de Pologne et d’Ukraine », constate-t-il. Face à ce constat, le président de LCA demande les moyens de produire « au niveau de ce qu’attendent les consommateurs ». Il appelle à « un choc de compétitivité et de simplification normative », considérant que le projet de loi d’orientation agricole est « l’outil idéal » pour le mettre en œuvre. Allégement des délais administratifs, « pas d’interdiction sans solution » sur les produits sanitaires, des débats « dépassionnés sur l’eau », interdiction des importations « qui ne respectent pas les standards européens et français »… La Coopération est, par ailleurs, favorable à l’inscription d’un objectif de « souveraineté alimentaire » en préambule du code rural.