Un mois après la présentation officielle du Pacte d’orientation pour le renouvellement des générations en agriculture, le collectif Nourrir, rassemblant des organisations d’agriculteurs, consommateurs, environnementalistes, reste sur une impression de « mesures insuffisantes ». Le PLOA « risque de rater sa cible », a déclaré le 10 janvier le co-président Mathieu Courgeau, anticipant l’examen de la loi au Parlement programmé mi-février ou début mars. Dans son viseur, il y a notamment la mise en place du guichet unique, France Services agriculture, dans le parcours à l’installation et transmission. Le collectif réclame des garanties sur une pluralité des acteurs au sein de ce nouveau réseau, dont l’organisation est confiée aux seules chambres d’agriculture. « On a reçu des promesses orales du ministère » de l’Agriculture sur la poursuite des discussions concernant l’organisation du parcours à l’installation-transmission, a souligné en conférence de presse Salomé Le Bourligu (association Sol). « Il y a une volonté de créer des garanties pour assurer la pluralité, contrôler l’action des chambres. On regrette que ces engagements ne se soient pas directement traduits noir sur blanc dans le PLOA. »
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Plus généralement, le pacte et la loi « ont accouché d’une souris », a considéré Mathieu Courgeau. Déjà le 15 décembre, le collectif pointait « le manque de cohérence générale, l’abaissement de l’ambition et l’insuffisance des mesures » pour assurer le renouvellement des générations et accélérer la transition agroécologique. De son côté, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a déclaré, en conférence de presse le même jour, que le projet de loi ne relevait plus d’une « loi d’orientation agricole », comme annoncé il y a quelques mois, mais d’une simple « loi sur l’installation et la transmission ».