Comme à l’accoutumée, les réactions syndicales sont partagées. Les Jeunes agriculteurs (JA) saluent le Pacte d’orientation, qui « contient les solutions pour répondre au défi démographique […] et pour sauvegarder la souveraineté alimentaire de notre pays ». Et de citer notamment la création de France Services agriculture pour accompagner l’installation et la transmission. La FNSEA qualifie ce nouveau réseau d’« avancée intéressante pour rationaliser les parcours des candidats et des cédants sur le format d’un guichet unique obligatoire ». Réagissant d’abord au projet de loi d’orientation, la fédération juge ce texte « utile et nécessaire à l’heure d’un défi démographique majeur en agriculture », « avec de nombreuses intentions intéressantes ». Mais il « ne donne pas de cap à l’agriculture française, contrairement aux engagements initiaux ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Encore plus critiques, huit organisations classées à gauche voient dans le Pacte et le projet de loi « un rendez-vous manqué pour le renouvellement des générations agricoles en faveur de la transition agroécologique ». Le guichet unique est « monopolisé par les chambres d’agriculture », selon un communiqué associant entre autres Fadear, Fnab, Civam, Sol, Terre de liens, Inpact. Ces huit organisations déplorent que la notion de pluralisme dans le pilotage des instances Cnit, Crit, Safer et dans l’animation du parcours à l’installation n’est « ni inscrite dans le projet de loi, ni concrètement garantie par le Pacte ». La Conf’ rejette aussi France Services agriculture, appelant à « une réforme profonde et immédiate des chambres pour garantir l’accompagnement de la grande diversité des projets, des parcours et des profils à l’installation ». Plus généralement, elle fustige un « pacte qui donne une mauvaise orientation à l’agriculture française » car il « entérine et renforce le modèle agro-industriel ». Le Modef est également déçu, jugeant le projet de loi « paralysé par le libéralisme ».