L’huile de palme fait face à d’importantes turbulences à Kuala Lumpur et enregistre sa plus violente baisse quotidienne depuis près de onze ans, indique Agritel, société de conseil indépendante, experte sur les marchés de l’agri-industrie, dans un communiqué publié le 28 janvier. Deux causes majeures se combinent pour expliquer ce phénomène. La première est la récente prise de parole du gouvernement indien, annonçant un boycott des importations d’huile de palme de Malaisie, un des importants producteurs mondiaux. Cette décision intervient en représailles aux critiques du gouvernement malaisien sur l’action de l’Inde dans la région du Cachemire. Alors que 24 % de la production malaisienne a été exportée vers l’Inde en 2019, il n’en fallait pas plus pour affoler ce marché. La seconde cause est la propagation du coronavirus, qui inquiète fortement les opérateurs de l’ensemble des matières premières. L’effondrement des cours du palme n’est pas sans conséquence pour les agriculteurs français, puisque le colza est particulièrement dépendant des cours des huiles. « Depuis le début de la baisse de l’huile de palme il y a deux semaines, les cours du colza sur Euronext ont perdu 23 €/t, soit un repli de plus de 5% », a précisé Agritel.
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