Les terres cultivées en agriculture biologique resistent mieux aux aléas climatiques (sécheresse et pluies torentielles) que les terres cultivées de manière conventionnelle, selon une étude du Rodale Institute de Pennsylvannie.
L’Institute of Science in Society (Etats-Unis) vient de publier début janvier une étude du Rodale Institute de Pennsylvannie qui compare depuis 23 ans les résultats agronomiques de trois types de parcelles : rotation biologique courte, rotation biologique longue, rotation conventionnelle (agriculture utilisant des produits chimiques).
Cinq années de sécheresse rencontrées depuis le lancement de l’étude ont permis de constater que la grande majorité des parcelles en agriculture biologique soumises à cet aléa climatique obtenaient de meilleurs rendements que celles en agriculture conventionnelle. Un épisode en 1999 en Pennsylvanie a été marqué par la succession de sécheresse en été et de pluies torrentielles en septembre. Cette situation de stress extrême a été suivie avec attention par les chercheurs : mesures régulières de la biomasse, de la couverture du sol, de la dynamique de l’eau en surface et en profondeur. Les résulats montrent des rendements supérieurs sur les parcelles biologiques à l’exception d’une seule. Ils semblent dus à une meilleure structure du sol, de meilleures capacités de rétention d’eau et une meilleure activité biologique des sols.
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En France, selon la Fnab, «les premiers retours des régions françaises après la sécheresse de l’été dernier vont dans le même sens». Les données, qui ne sont encore pas exploitables statistiquement, témoignent de baisses de rendements plus limitées en cultures biologiques.