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Amidonnerie Plus du tiers des consommateurs prêts à payer le surcoût des bioplastiques

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Plus du tiers des consommateurs sont prêts à payer plus cher un produit parce qu’il est fabriqué en bioplastique, selon une enquête réalisée par BVA, révélée le 1er mars au Salon de l’agriculture.

Plus du tiers des consommateurs, 39% précisément, sont prêts à payer plus cher un produit au motif qu’il est fabriqué en bioplastique, selon une enquête réalisée par l’organisme BVA auprès de 1 065 personnes, révélée le 1er mars au Salon de l’agriculture. 26% s’y refuseraient, et 34% ne savent pas. Cette enquête, réalisée par BVA pour Passion Céréales (la collective de l’interprofession céréalière), précise que 67% de ces 39% accepteraient de payer au moins 20% de plus pour un produit d’une valeur de 5 euros.

Les questions d’environnement préoccupent plus que les problèmes de ressource
Les consommateurs perçoivent les bioplastiques principalement à travers leur aspect biodégradable (68%), plus qu’à travers leur origine végétale (51%). La définition d’un bioplastique est à la fois son origine végétale et son caractère biodégradable, a précisé Christophe Doukhi de Boissoudy, président du Club des bioplastiques. Le Club des bioplastiques rassemble les professionnels (associations de céréaliers, de producteurs de pommes de terre, de fabricants de biorésine et de plasturgistes).
Les consommateurs sondés sont plus sensibles à l’aspect environnemental qu’à l’équilibre entre ressources alimentaires et non alimentaires. Pour 42% d’entre eux, l’inconvénient des bioplastiques réside dans l’utilisation d’engrais et de pesticides pour produire la matière première. Pour 18%, d’entre eux, l’inconvénient est le détournement de produits agricoles de la ressource alimentaire à des fins non alimentaires.
À noter que pour 23% d’entre eux, l’inconvénient est le fait que le bioplastique coûte plus cher que le plastique. Un surcoût évalué entre une fois et demi et trois fois le prix du plastique classique, selon Christophe Doukhi de Boissoudy. L’objectif des professionnels des bioplastiques n’est pas de remplacer tout le plastique d’origine fossile. Quand bien même ils le voudraient, ils seraient loin d’y parvenir : la production de bioplastique ne représente que 0,2% de la production de plastique en Europe. L’objectif est de faire progresser la proportion à 5-10% en 2015 et à 10-15% en 2020.

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