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Plus petit dénominateur commun 

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La situation budgétaire et la cohésion de l’UE étant ce qu’elles sont, il n’y a pas lieu d’attendre de la réunion des ministres de l’agriculture sur la crise de l’élevage des initiatives communes franchement novatrices. À moins de considérer comme telle, dans le contexte d’une Pac délibérément « orientée vers le marché », une régulation de l’offre de lait volontaire au niveau des organisations de producteurs et coopératives. Bien entendu, quelques mesures de gestion du marché sont à attendre – augmentation du volume, mais pas du prix, de la poudre de lait portée à l’intervention, réactivation de l’aide au stockage privé du porc –, ainsi que l’engagement de faire plus pour ouvrir les marchés extérieurs, y compris celui, hermétique, de la Russie, de recourir à un outil de crédit à l’exportation, de débattre à haut niveau du secteur du lait, de mieux observer ceux du porc et du bœuf, de trouver des financements grâce à la Banque européenne d’investissement, de parvenir à un peu plus d’équité au sein de la chaîne alimentaire... Mais les caisses de l’UE n’ont plus de répondant, à moins d’utiliser la réserve de crise qui, paradoxe, est constituée grâce à une réduction des paiements directs. Reste un dernier instrument, du moins pour les pays membres qui ont les moyens d’y recourir : les aides d’État, et donc un assouplissement exceptionnel des dispositions très rigides qui les régissent. C’est une solution, mais elle n’est pas vraiment commune. 

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