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Des traces de pesticides et de médicaments, dont un pour traiter le cancer du sein, ont été décelées dans environ 10% des eaux en bouteille, sans toutefois remettre en cause leur potabilité, a révélé lundi 25 mars une étude de 60 millions de consommateurs et de la Fondation France Libertés de Danielle Mitterrand. Ces résidus auraient été constatés dans 12 eaux en bouteilles sur les 50 testées, et dans 8 des 10 prélèvements d’eau potable analysés. Ces résultats ne mettent pourtant pas en cause la potabilité de ces eaux, car les concentrations détectées sont très faibles, en deçà des normes réglementaires, pour les substances qui en disposent. En effet, les deux partenaires ont aussi recherché des substances non réglementées. Leur but est « d’alerter la société», a expliqué à Agra Presse Thomas Laurenceau, rédacteur en chef de 60 millions de consommateurs: « Pour nous, c’est un indicateur des menaces sur l’état de la ressource et de l’environnement. C’est ça qui nous incite à demander la tenue d’assises de l’eau. » Pour les instigateurs de l’étude, ces résultats ne sont pas un problème à court terme, mais devraient alerter les pouvoirs publics sur la protection de la ressource en eau sur le long terme.
Vive réaction des industriels
La Chambre syndicale des eaux minérales a immédiatement réagi, dans un communiqué. Elle affirme « qu’il n’y a aucun résidu de médicaments dans les eaux minérales naturelles et qu’elles sont parfaitement conformes aux normes en vigueur en France et vont même au-delà de ce qu’exige la réglementation ». Elle rappelle que chaque source est contrôlée tous les deux mois par les Agences régionales de santé et que les minéraliers eux-mêmes conduisent en parallèle des centaines de contrôles quotidiens. La chambre remarque en outre, tout comme l’enquête consommateurs, « que les traces de pesticides retrouvées le sont à des niveaux infinitésimaux et donc parfaitement conformes à la réglementation ». Dès lors, elles ne présentent aucun danger pour la santé des consommateurs. En revanche, elle est en désaccord avec 60 millions de consommateurs, concernant la présence de résidus médicamenteux, affirmant que ses propres analyses, par un laboratoire indépendant, n’ont pas détecté la trace de telles substances.
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