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Polémique sur la présence de perturbateurs endocriniens dans le müesli

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L’association Générations futures a alerté sur la présence de perturbateurs endocriniens dans le müesli, le 11 octobre. Une communication contestée par le collectif Sauvons les fruits et légumes qui estime que l’organisation écologiste fait le jeu d’opérateurs privés du bio. Le collectif agricole met de surcroît en évidence les risques du bio liés aux salmonelles et mycotoxines. Selon Générations futures, sur les 15 échantillons non bio de müesli analysés, 81 résidus retrouvés sont des perturbateurs endocriniens (PE) suspectés. Leur concentration moyenne par échantillon est de 0,139 mg/kg. « Ce n’est pas la quantité qui nous inquiète le plus, […] mais l’exposition répétée à faible dose de différents cocktails de ces substances », précise François Veillerette, porte-parole de l’association. Par ailleurs, l’analyse de 5 mueslis bio montre l’absence totale de PE. « L’enquête ne prétend pas refléter exactement l’état moyen de la contamination par des substances chimiques, […] mais à éclairer les questionnements […] sur la présence de PE dans des aliments bio et non bio », précise l’association.

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En réaction à l’enquête de l’association Générations futures, le collectif Sauvons les fruits et légumes de France contre-attaque dans un communiqué du 12 octobre, en affirmant que les produits bio peuvent quant à eux être porteurs de mycotoxines et salmonelles. Le collectif dénonce « le lobbying » de Générations futures et estime que l’association aurait dû, par souci de vérité, rechercher la présence de ces substances dans son enquête. Car les salmonelles et mycotoxines, bien que « naturelles », peuvent « provoquer fièvre, diarrhée, vomissements » ou même être « cancérigènes » ou « neurotoxiques ». Sauvons les fruits et légumes de France déplore que « ce genre d’enquête approximative et partiale » vienne servir les « intérêts privés […] de la filière bio » au détriment des « producteurs de fruits et légumes, déjà soumis à une très forte pression » et à des règles « drastiques ».