Plusieurs associations de protection de l’environnement, dont la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et France Nature environnement (FNE), ont vivement dénoncé, le 11 juin, un projet d’arrêté définissant les nouvelles règles encadrant le piégeage des espèces « susceptibles d’occasionner des dégâts » aux cultures. Ce texte a été mis en consultation du 6 au 27 juin.
Il fixe notamment la liste des espèces pouvant être piégées ou « détruites » dans chaque département, durant les trois prochaines années, et en dehors des dates d’ouverture de la chasse. Les ONG dénoncent le classement dans cette catégorie de « certaines espèces menacées », mais pas inscrites sur la liste des espèces protégées, comme le putois ou la belette.
Elles demandent en outre que soient retirées de la liste les espèces causant moins de « 10 000 euros de dommages par an », en « application de la jurisprudence du Conseil d’État ». Dans le projet actuel, cette exigence peut être contournée si l’espèce est « abondante » et porte des « risques d’atteintes significatives à l’échelle du département ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
De leur côté, les agriculteurs demandent plus de mesures pour lutter contre les animaux nuisibles. En témoigne dans un communiqué du 6 juin la FRSEA Bretagne, qui alerte sur la prolifération, dans la région, des choucas des tours, un oiseau qui bénéficie pourtant d’un statut de protection. La FRSEA déplore les « dégâts provoqués par cette espèce » (notamment sur maïs) qui ne « cessent d’augmenter ».
Dans le Finistère, les pertes sont estimées à « plus d’un million d’euros » pour l’année 2017, précise l’organisation. La FRSEA demande une « révision » du statut du choucas, pour que cette espèce ne soit « plus protégée » et qu’une « régulation efficace de sa population » puisse être mise en place. Le syndicat appelle les agriculteurs à « déclarer les dégâts » auprès des FDSEA et des chambres d’agriculture.
« Plus d’un million d’euros » de dégâts à cause des choucas des tours