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Air Pollution de l'air : les agriculteurs ne veulent pas de nouvelles contraintes

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L'APCA (chambres d'agriculture) a anticipé les débats sur l'impact de l'agriculture sur la qualité de l'air lors de la journée nationale agriculture et qualité de l'air à Paris, le 23 septembre.

LES chambres d'agriculture (APCA) ont anticipé des débats sur l'impact de l'agriculture sur la qualité de l'air pour ne pas avoir à subir de nouvelles contraintes, lors d'une Journée nationale agriculture et qualité de l'air à Paris, le 23 septembre. Le thème de la pollution de l'air prend de la consistance dans les débats français et européens, avec par exemple la révision en cours de la directive Nec (National Emission Ceilings) qui fixe les plafonds d'émission de particules. « Nous réfléchissons en amont pour éviter une “seconde directive nitrates"... les contraintes sont de plus en plus incompréhensibles pour les agriculteurs », insiste Guy Vasseur, président de l'APCA. Plus précisément, Daniel Roguet, référent énergie, climat, air à l'APCA, ajoute : « Nous devons insister sur la recherche pour pouvoir quantifier la pollution de l'air plus précisément ».

Selon le Citepa (1), « l'ammoniac est un polluant quasi-exclusivement d'origine agricole en France avec 97% des émissions nationales en 2012 ». Ces émissions proviennent majoritairement de l'élevage : 74% du total du fait des émissions en bâtiments, stockage et épandage des déjections. Les cultures représentent 26% des émissions en raison de l'épandage des fertilisants minéraux. Pour Edwige Duclay, chef du bureau de la qualité de l'air au ministère de l'Ecologie, ces résultats doivent être relativisés : « L'agriculture est un secteur d'activité parmi d'autres qui participent à la pollution de l'air ». Par exemple, les émissions agricoles de dioxyde de soufre sont nulles. L'industrie est la première émettrice de ce gaz toxique dont l'inhalation est irritante.

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Chambres d'agriculture France
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Il n'y a donc pas une pollution de l'air, mais des pollutions. Les professionnels rappellent que pour diminuer la pollution globale, tous les secteurs d'activité (agriculture, industrie, transports) doivent mettre la main à la pâte. S'agissant de l'agriculture, Lionel Launois, en charge de la qualité de l'air au ministère de l'Agriculture, a rappelé qu'« en 20 ans, les émissions de NH3 ont diminué de 5%. La marge de progrès est importante ». Pour sa part, Edwige Duclay a voulu rassurer : « On ne va pas imposer des choses brutalement sur les pratiques agricoles. On dit simplement qu'il y a un sujet. On a les mêmes discussions avec les transports, l'industrie, etc.

(1) Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution de l'air