Les chercheurs de la FN3PT (producteurs de plants de pomme de terre) et de l’Inrae, partenaires de l’UMT (unité mixte technologique) InnoPlant, sont en passe d’atteindre le « sans phytos ». Telle est la conclusion de leur troisième Carrefour Plants de pomme de terre, les 14 et 15 octobre, sonnant la mobilisation de toute la filière autour de cet enjeu : pouvoirs publics, chercheurs, sélectionneurs, prescripteurs, collecteurs, producteurs, transformateurs, consommateurs, etc. « On n’est pas si loin de toucher du doigt » l’objectif d’une pomme de terre sans phytos, a déclaré en conférence de presse Didier Andrivon, directeur de recherche à l’Inrae. Cela dans un contexte de limitation voire de suppression progressive des produits phytopharmaceutiques de synthèse, et de fortes exigences de qualité de la pomme de terre de conservation, mais à un prix abordable, a indiqué Bernard Quéré, directeur de la FN3PT.
Plusieurs leviers sont à actionner pour une pomme de terre sans phytos, selon les chercheurs. Le choix variétal doit permettre de limiter, voire supprimer les traitements phytos contre les maladies et ravageurs, notamment le mildiou, les nématodes et à plus long terme les viroses et bactérioses. À ce propos, les sélectionneurs ont identifié des sources génétiques de résistance et montrent que certaines résistances au mildiou demeurent efficaces dans la durée. Des produits de biocontrôle ont été évalués et caractérisés en conditions contrôlées, puis en plein champ. Ils peuvent contribuer à la lutte contre le mildiou, les nématodes ou encore la maladie de la jambe noire, ont souligné les chercheurs. D’autres leviers existent, à savoir l’agriculture bio, qui se développe, et les outils numériques, déjà utilisés pour limiter le nombre d’interventions phytos et moduler la fertilisation.
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Des travaux montrent une stabilité des résistances au mildiou