Dans un communiqué de presse paru le 5 février, les producteurs de pommes de terre du nord-ouest européen (NEPG) demandent une prime de risque plus importante qu’auparavant pour la prochaine campagne, sans donner de précisions sur un quelconque montant. Malgré une récolte en hausse de 5,1 % par rapport à 2022 (à 22,7Mt), le NEPG estime qu’environ 11 000 ha de pommes de terre sont « définitivement irrécupérables » et qu’un minimum de 650 000 tonnes ont été perdues dans le nord-ouest européen, en raison des récents aléas climatiques. Les Pays-Bas sont particulièrement touchés par une diminution de leur production globale – 14,9 % entre 2022 et 2023 –, par rapport à la campagne précédente. À l’échelle des pays du NEPG, de nombreux champs ont en outre été « endommagés et compactés » à la suite d’un « automne et début d’hiver extrêmement humides », souligne le NEPG.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Aux conséquences climatiques s’ajoute « une offre réduite » en plants de pommes de terre en ce début de saison culturale. « On ne sait pas quel volume sera disponible pour les variétés les plus utilisées. Il est clair que les plants seront beaucoup plus chers », s’inquiète le NEPG. Et d’ajouter que « la plupart des producteurs se rendent compte que la culture de pommes de terre n’est pas seulement une activité coûteuse, mais aussi une activité risquée ». D’autant plus que l’association de producteurs estime que la situation, jugée « préoccupante », ne pourra pas être « compensée par de meilleures conditions contractuelles », selon l’association. Alors que l’industrie de la transformation a des « besoins grandissants », cette dernière prévient d’ores et déjà qu’il sera difficile de contracter des surfaces suffisantes pour y répondre.