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Pomme de terre : les industriels estiment que « la contractualisation ne recule pas »

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Accusés par l’UNPT (producteurs de pomme de terre, FNSEA) d’avoir, pour certains, unilatéralement revu à la baisse leurs contrats, les transformateurs ont rétorqué, le 3 septembre dans un communiqué, que « non, la contractualisation ne recule pas », appelant à « consolider les acquis, et garantir le respect des engagements mutuels ». La FNTPT a précisé que « plus de 80 % des volumes ont été engagés par des contrats de présaison entre producteurs et industriels […] comme chaque année ». La fédération des transformateurs a ensuite tenu à tempérer les conséquences de la chute des prix de la pomme de terre observée sur le marché libre (non contractualisé) sur les revenus des producteurs. « Le marché “libre” spéculatif est donc en forte baisse. Pour autant, les volumes réellement échangés à prix bas sont négligeables et ne reflètent pas le prix moyen payé au producteur via les contrats », expliquent les industriels. Elle répond ainsi, encore une fois, à l’UNPT (producteurs de pomme de terre, FNSEA), qui évoquait en août des prix flirtant avec des valeurs nulles du côté du marché libre, menaçant l’équilibre économique des agriculteurs.

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La FNTPT confirme, par ailleurs, que la progression de la sole hexagonale 2025 dépasse les besoins contractés par les producteurs avec les industriels. L’UNPT indiquait tabler, en août encore, sur des volumes inédits depuis plus de dix ans, soit 8,5 Mt, en hausse de 900 000 t par rapport à l’an dernier, compte tenu de la flambée des assolements. Ces derniers frôlent les 200 000 ha (197 000 ha). La FNTPT alerte enfin sur l’effritement de la demande : « Les ventes alimentaires semblent avoir marqué le pas durant l’été, traduisant un ralentissement de la consommation sur l’ensemble des segments. » Elle espère un redémarrage du marché via le rebond de la demande en surgelés, sachant que la France fait face à une forte concurrence.

Les ventes alimentaires semblent avoir marqué le pas