L’interdiction de l’antigerminatif CIPC dans toute l’UE à partir de juillet risque, si elle n’est pas assortie d’accompagnements, de décourager la production de pommes de terre, a indiqué le président du GIPT (Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre), à son assemblée générale le 15 janvier. Le CIPC peut être remplacé par d’autres molécules, mais qui sont plus volatiles, et qui nécessitent des systèmes de ventilation et de remise aux normes des bâtiments de stockage des producteurs. Ce sont 25 à 30% des bâtiments qui devraient être ainsi rénovés, selon Christian Vanderheyden, président du GIPT. Un accompagnement est d’autant plus nécessaire, selon le GIPT, que la production ne doit pas fléchir. En effet, la demande extérieure (belge et néerlandaise) est forte, pour la pomme de terre destinée à l’alimentation, tandis que la production de pommes de terre pour la fécule a subi depuis cinq ans une baisse des rendements de 5 tonnes /ha en raison des épisodes récurrents de canicule et de sécheresse. Le rendement moyen de la pomme de terre de fécule était jusqu'en 2015 de 50 tonnes /ha, avec des pointes à 55 tonnes. Or, le rendement moyen est tombé à 45 tonnes /ha. La filière voit dans cette chute des rendements une rupture avec l'évolution qui prévalait jusque-là : les rendements augmentaient jusqu'en 2015 d'une tonne tous les deux ans, a témoigné Bertrand Ouillon, directeur de l'interprofession de la pomme de terre transformée.
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