Dans un contexte de déconsommation de la pomme, l’association Pink Lady Europe a présenté le 10 février sa nouvelle campagne de communication, qui sera diffusée dans douze pays européens. L’objectif affiché étant de renforcer la « désirabilité » du fruit, alors que les consommateurs se tournent de plus en plus vers des snacks ultra-transformés, selon Bruno Bertheloz, son président. Deuxième fruit le plus consommé en France après la banane, la pomme est confrontée à une fragilisation de son marché. Entre 2023 et 2025, le poids moyen de pommes par acte d’achat a légèrement reculé, passant de 1,30 kg à 1,28 kg. Une baisse limitée en apparence, mais qui, appliquée à des volumes importants, se traduit par une « érosion » du marché, souligne Imelda Pringuey, directrice d’unité produits frais pour le panéliste Worldpanel.
Selon Pink Lady Europe, cette tendance s’explique en partie par la « banalisation » de la pomme en rayon, souvent proposée à très bas prix, ce qui affaiblit sa valeur perçue et accentue la pression sur les producteurs. L’enjeu dépasse le seul marché. Récemment, Agra presse a appris que le groupe Innatis, numéro deux français de la pomme après le groupe coopératif Blue Whale, est engagé, depuis le 15 octobre, dans une procédure de sauvegarde pour restructurer son pôle historique du Val-de-Loire (40 millions d'euros de chiffre d'affaires). En outre, la filière est confrontée à une décroissance des vergers de pommiers depuis plusieurs années et à des difficultés de renouvellement des générations. D’où la volonté affichée de l’association de se placer en « leader », capable de « proposer des revenus qui donnent envie », selon Robert-Pierre Cecchetti, l’un des plus anciens producteurs de la variété Pink Lady.
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JJ