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CNIPT Pommes de terre : face à une campagne difficile, rehausser la qualité

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Le Comité national interprofessionnel de la pomme de terre (CNIPT) se prépare à une campagne difficile en élevant la barre de la qualité pour préserver le marché, a indiqué Sébastien Galland, président de l’organisme interprofessionnel, dont l’assemblée générale s’est tenue le 13 décembre.

«La filière de la pomme de terre vit une campagne des plus difficiles. Le CNIPT a décidé d’accroître ses contrôles sur la qualité et ses analyses des écarts, notamment variétaux », a déclaré Sébastien Galland.
En effet, après une campagne 2010/2011 exceptionnelle, avec des prix en hausse de 24% au stade consommateur et une explosion des exportations (+63% en valeur), la campagne 2011/2012 risque d’être marquée par une baisse des prix, parce que la production française de 2011 est en hausse d’environ 17%. De plus la production a augmenté dans les pays voisins, ce qui réduit les chances d’un maintien de l’exportation au niveau des campagnes précédentes. L’exportation a représenté ces deux dernières campagnes environ deux millions de tonnes, sur une production de 4,5 à 4,7 millions de tonnes.
Face à cette situation, le président du CNIPT a appelé l’interprofession à renforcer les contrôles de qualité à tous les stades de la filière, tant chez les producteurs que chez les négociants et chez les distributeurs. Il est plus intéressant pour la filière de retirer les mauvais lots, car le prix s’en trouve valorisé. « Mieux vaut augmenter les écarts de triage car rien n’est pire qu’une qualité dégradée », a-t-il déclaré. Il a stigmatisé certaines erreurs à éviter, comme laisser, dans les rayons des magasins, des pommes de terre verdies ou germées, qui contribuent à détériorer l’image du produit.

Ubifrance : l’atout déterminant des produits français, c’est la qualité
L’atout déterminant des produits français, c’est la qualité, a témoigné Raymond Diener, du bureau d’Ubifrance à Varsovie, lors d’une table ronde organisée à l’assemblée générale du CNIPT. « L’offre française est applaudie dans tous les pays. C’est le résultat du travail de toute la filière, de l’obtenteur de plants à l’exportateur ». Mais « les Anglais nous talonnent, avec l’enseigne Tesco, qui impose ses standards », a-t-il ajouté.
Pour Régis Wexcsteen, président du groupe Wexcsteen, basé dans le Pas-de-Calais et spécialisé dans l’exportation de pommes de terre, « il faut placer haut la barre de la qualité », parce que les clients « sont de plus en plus exigeants ». « Si nous étions restés avec la bintje, nous n’aurions pas décollé à l’export », a-t-il ajouté.
Pour exporter en Russie, par exemple, débouché qui ne sera jamais un marché de masse, sauf après une catastrophe naturelle, comme celle de l’été 2010, « il est important que les Français ne déçoivent pas la clientèle russe, car ils sont connus pour la qualité de leurs produits », a ajouté Raymond Diener. De même la Roumanie et la Moldavie « ne sont pas des pays poubelles » pour les débouchés de la pomme de terre, a renchéri Luc Lemaire, négociant en pomme de terre basé dans le Nord.
Le CNIPT a par ailleurs indiqué que la campagne publicitaire générique sur le thème « la pomme de terre ? Purée, qu’est ce que c’est bon ! » sera de nouveau sur le petit écran du 19 janvier au 12 février prochain.

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