Abonné

Pommes de terre : récolte supérieure à la moyenne, prix qui se tiennent

- - 2 min

Malgré une production de pommes de terre en hausse, les prix tiennent le coup, a indiqué le NEPG (Groupe des producteurs de pommes de terre du nord-ouest européen) le 9 septembre. Le NEPG prévoit une production 2019 « proche de la moyenne quinquennale », s’établissant aux alentours de 27 à 27,5 millions de tonnes sur le périmètre des cinq pays (France, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni). Ce tonnage représenterait une hausse d’environ 3 % par rapport à la moyenne quinquennale et de 12 % environ par rapport à la récolte de 2018. Il estime que les prix « pourraient augmenter dans les semaines à venir ». Déjà, les usines « avaient besoin de matière première assez tôt en saison » et la campagne « a débuté dans un contexte de stocks nuls en pommes de terre ». Enfin, les capacités de transformation des industries « continuent à augmenter ».

« Cette année, l’augmentation de la récolte ne va pas se faire par le rendement, mais par l’augmentation des surfaces », commente l’organisme. Tous les pays du NEPG, à l’exception de la Grande-Bretagne, ont emblavé plus de pommes de terre avec, en particulier, une hausse notable en France de 14 % par rapport à la moyenne quinquennale. Avec un faible développement de l’irrigation (et un peu moins de pluie aussi), c’est en Belgique que les rendements sont estimés aujourd’hui comme étant les plus bas. Le rendement moyen dans les cinq pays, pour le moment, est estimé à 44,7 tonnes/ha, à comparer aux 47,1 tonnes/ha de la moyenne quinquennale. L’année dernière, avec la sécheresse, le rendement n’était que de 40,9 tonnes/ha.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Par ailleurs, les pays d’Europe de l’Est font état de rendements nettement en chute. Le programme satellitaire de l’UE, Mars, annonce des rendements en baisse d’au moins 5 à 10 % par rapport à la moyenne quinquennale en Pologne et dans plusieurs autres pays de l’Est. Les pays du NEPG exportent déjà des pommes de terre vers la Pologne et la Roumanie.

Les capacités de transformation des industries continuent à augmenter