Comment valoriser les investissements réalisés (analyse de cycle de vie, directive européenne CSRD, objectifs climatiques du SBTi…) et rechercher l’harmonisation plutôt que la prolifération de référentiels en matière de développement durable ? Comment valoriser le rôle des fruits et légumes dans la séquestration du carbone pour générer de nouvelles ressources ? Comment passer de la conformité à l’incitation, des objectifs à la flexibilité ? Autant de questions en suspens et bien d’autres abordées par Philippe Binard, délégué général de Freshfel Europe, lors du congrès Prognosfruit, du 6 au 8 août à Angers, pour montrer toute la complexité de la réponse européenne à l’Accord de Paris.
En Europe, des acteurs des fruits et légumes affichent désormais leurs trajectoires de performance durable. Parmi eux, l’industriel Andros s’est engagé dans le SBTi depuis 2024 et affiche un objectif de réduction de 30 % des émissions de CO2 de la catégorie « fruits » (deuxième famille la plus émettrice après les emballages, d’après l’industriel) d’ici à 2030 sur le scope 3 (émissions de la chaîne de valeur hors Andros, dont l’amont agricole), invoquant la pression croissante des clients. L’industriel a quant à lui réduit son empreinte sur ses activités de 45 % depuis 2011 (scopes 1 et 2).
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« C’est un sujet qui doit être traité en filière et non individuellement », alertent les professionnels. « La durabilité ne se fera pas au détriment de la compétitivité de nos entreprises », plaide Manel Simon, producteur au sein de l’Afrucat, association d’organisations de producteurs de Catalogne. À date, l’empreinte carbone a été calculée par plusieurs organisations de la filière pommes en Europe, en particulier Assomela en Italie et l’ANPP pour la France (projet Green-Go) et les leviers de la réduction sont identifiés.