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Pommes, poires : l’ANPP confirme les moindres récoltes 2021

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L’Association nationale pommes poires (ANPP) a confirmé, le 26 août, la petite récolte de pommes et la faible récolte de poires attendues en 2021. Elle a aussi annoncé un investissement de 150 000 € pour lutter contre la francisation.

Durant le lancement de sa campagne pommes et poires 2021, le 26 août, l’ANPP a confirmé les tendances de récolte qu’elle avait dévoilées le 29 juin : la récolte de pommes sera « petite », et celle de poires sera « faible ». En pommes, la France table sur une récolte de 1,375 million de tonnes. Soit une hausse de 3 % par rapport à 2020 (-8 % par rapport à la moyenne triennale). « On est sur le même niveau que l’an passé. C’est une récolte qui est petite mais à laquelle on ne s’attendait pas forcément dans les semaines qui ont suivi le gel, et qui est donc plus importante que prévu », a indiqué le responsable des affaires économiques de l’ANPP Vincent Guérin.

Baisse en Granny et Pink Lady

Côté variétés, la récolte sera satisfaisante pour les poids lourds Golden, Gala et Fuji. En revanche, elle s’annonce en net recul pour la Granny (-7 % par rapport à l’an dernier), cette variété souffrant d’une « érosion régulière du potentiel de production » depuis plusieurs années, selon le responsable de l’ANPP. Parmi les variétés club, la récolte de Pink Lady sera en forte baisse (-13 % sur un an) en raison de son implantation « dans des zones très affectées par le gel ».

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En poires, la France table sur une récolte de 57 000 tonnes de fruits, en baisse de 57 % par rapport à 2020. Une perspective « effectivement faible et qui laisse d’ores et déjà un certain nombre de producteurs sur le carreau, sans récolte à commercialiser », a souligné M. Guérin. C’est bien loin des 155 000 t récoltées en 2015, année sans accident climatiques où les vergers avaient presque exprimé leur plein potentiel, a-t-il ajouté. Si toutes les variétés sont en repli à cause des aléas climatiques – et notamment du gel printanier –, les plus affectées sont les poires d’été Williams (-70 % par rapport à 2020) et Guyot (-73 %).

Par ailleurs l’ANPP va investir 150 000 € sur trois ans avec l’AOP pêches abricots, l’AOP tomates concombres et le laboratoire Eurofins, pour lutter contre la francisation. Le but est de développer une base de données « origine France » listant les caractéristiques terroir des fruits, pour repérer plus facilement la fraude. Seront utilisées les technologies de détection isotopique et la résonnance magnétique nucléaire.

« Un certain nombre de producteurs sur le carreau »