La campagne pommes et poires 2025 débute sur une note « optimiste » pour les producteurs, avec une récolte annoncée en hausse tant pour la pomme (+ 3,6 % en un an) que pour la poire (+ 8 %). Une perspective tempérée par le risque élevé de pucerons.
À l’occasion du lancement de la campagne pommes et poires 2025, le 28 août, l’ANPP (producteurs de pommes et de poires) a annoncé une production de pommes en hausse de 3,6 % en un an, à 1,485 million de tonnes (Mt), avec « un taux de sucre estimé supérieur à l’année passée ». L’offre reste toutefois « à confirmer » en raison du risque d’attaques de pucerons, très élevé cette année. « Le lancement de campagne me laisse optimiste, avec la possibilité de transformer le plomb en or », a toutefois souligné son président, Daniel Sauvaitre.
En détail, la Golden affiche une légère baisse de 4 %, à 375 000 tonnes en 2025 par rapport à l’année précédente. Elle reste toutefois 6 % au-dessus de la moyenne. Avec 267 000 tonnes, la Gala recule de 1 % par rapport à 2024, mais se maintient dans les moyennes. La Granny est estimée à 122 000 tonnes, en hausse de 22 % en un an, mais encore 2 % au-dessous de la moyenne. Les variétés Club progressent de 2 % par rapport à 2024, portées notamment par la forte hausse de la Juliet (+ 44 %) et de la Tentation (+ 39 %), malgré la chute de la Honey Crunch (- 32 %). Les variétés dites de « terroir » enregistrent une progression de 3 % par rapport à 2024, mais demeurent inférieures de 8 % à la moyenne.
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Une hausse portée par la poire d’automne
En matière de pommes transformées, le marché français est en croissance, notamment en valeur, dans une offre européenne en repli. Si la partie consacrée à l’industrie n’est pas encore connue, l’ANPP constate que la consommation hexagonale de pommes se répartie à parts égales entre pommes fraîches et pommes transformées. Côté bio, la situation reste fragile, marquée par une « légère érosion » des volumes achetés comme des sommes dépensées. L’ANPP observe toutefois un « frémissement » de la consommation, en particulier dans les magasins spécialisés. Elle estime que le marché de la pomme bio pourrait retrouver son équilibre d’ici 2029.
La production de poires est quant à elle estimée à 140 000 t, soit 8 % de plus que la moyenne. La progression est portée par les poires d’automne et d’hiver (+ 45 % par rapport à la moyenne), tandis que les poires d’été enregistrent une hausse plus modeste (+ 4 %). La Conférence se distingue avec une hausse de 34 % par rapport à la moyenne, suivie par la Comice (+ 16 %) et l’Angys (+ 14 %). « La poire est le sixième fruit consommé en France, seul pays européen à avoir une vraie diversité variétale en poires contrairement à la monoculture de la Conférence au Benelux ou de la Rocha au Portugal », a précisé Bertrand Gassier, président de la commission Poires de l’ANPP. Et d’appeler les distributeurs à prioriser l’origine France.