Carrefour et Herta ont annoncé, dans un communiqué commun du 9 janvier, avoir conclu un accord de « revalorisation tarifaire de la marque Herta sur le périmètre charcuterie de porc (jambon cuit, knacks, lardons…) ». Les volumes concernés : « Près de 8 000 tonnes de produits à base de porc français vendus en une année » chez Carrefour. Après le lait et la viande de bœuf, cet accord est le troisième de ce genre pour Carrefour. À chaque fois, la revalorisation est soumise à des conditions d’origine française et de transparence sur la rémunération des agriculteurs. « Cet accord est une bonne nouvelle, car il nous aide à faire face à une hausse exceptionnelle de la viande », se félicite le p.-d.g. d’Herta France Arnaud de Belloy, cité dans le communiqué. Les charcutiers sont régulièrement cités comme le maillon de la filière le plus exposé à la flambée du prix du porc provoquée par l’épizootie de peste porcine africaine en Chine. Durant l’année 2019, le prix des pièces de charcuterie utilisées par les industriels a augmenté de 23 % (indice du marché de Rungis). Dans le même temps, le prix moyen des charcuteries en sortie d’usine a progressé de 7,6 % selon l’Insee.
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