Alors que les cours du porc allemand, français et espagnol s’étaient rapprochés depuis l’explosion de la demande chinoise début 2016, le cours français, celui du Marché du porc breton (MPB), a décroché des deux autres depuis début mai pour se fixer à environ 10 cents le kilo en deçà. Une situation que dénonce la FRSEA Bretagne dans un communiqué le 4 juillet. « Toutes les excuses sont bonnes pour justifier cette situation : d’abord, ce sont les jours fériés… Ensuite, c’est la météo qui est parfois mauvaise ou bien parfois trop chaude pour favoriser la consommation ».
Les éleveurs font comprendre que les abatteurs bretons ne se portent pas suffisamment aux achats à leur goût, dans un contexte de baisse de la production française, des poids des animaux et, selon eux, de hausse de la demande en porc d’origine France. Depuis le début de l’année, les abattages sont en net repli en têtes (-4,1 %), comme en poids (-4,5 %), constate le ministère de l’Agriculture dans une note de conjoncture parue le 30 juin. La consommation indigène brute (abattages + importations - exportations - variations des stocks), calculée en poids, est en très fort recul sur le mois d’avril (-9,6 %), et en baisse nette depuis le début de l’année (-3,2 %).
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« On nous a beaucoup reproché l’instrumentalisation du cours de Plérin en 2015 », commente le président de la Fédération nationale porcine (FNP) Paul Auffray. Les mêmes qui ont critiqué ce prix 'politique' se construisent actuellement une autre forme de prix 'politique' ».