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Porc : le projet de label bas carbone du gouvernement

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Comme attendu, le ministère de la Transition écologique vient de publier, le 7 avril, son projet de méthode dédiée à la production porcine pour le label bas carbone, dont les filières hors sol sont jusqu’ici exclues. C’est là la troisième méthode agricole bas carbone en passe d'être labellisée, après les grandes cultures et Carbon agri (polyculture-élevage bovin), pour lesquels des projets de révision ont été publiés le même jour. Il s’agit d’un long travail ; la première version de cette méthode avait été déposée par l’Ifip (institut technique) en 2021. « Les discussions ont porté sur sur les indicateurs, puis sur l’harmonisation des méthodes avec les autres filières », retrace Anne Soulier, en charge du dossier à l’Ifip

Cette nouvelle méthode a la particularité de se borner à l’élevage ; elle ne recouvre pas le périmètre des deux autres méthodes (par ex. la méthode ne prend pas en compte les émissions gazeuses liées à l’épandage des effluents). Le ministère liste plusieurs types de leviers qui peuvent être actionnés : alimentation des porcs, gestion des effluents, gestion de l’air dans les bâtiments, réduction des consommations d’énergie fossile et gestion des animaux. Dans le cas des projets intégrant la méthanisation des effluents, seules les émissions liées aux effluents porcins et les réductions associées sont prises en compte. Les porteurs de projets sont obligés de ne pas choisir leurs leviers uniquement dans la catégorie « gestion des animaux ».

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« Sur la base d’un prix de 32€/t, les éleveurs peuvent espérer, selon la taille du cheptel et les leviers utilisés, entre 5 000 et 20 000 euros par an, estime Annie Soulier, en charge du dossier à l’Ifip. Le levier le plus efficace est celui de la méthanisation. » Plusieurs entreprises du secteur seraient dans les starting-blocks, et la publication du label est notamment attendue par certains conseils régionaux qui y conditionneraient leur soutien. Reste à vendre les crédits, principal écueil de cette filière.

Entre 5 000 et 20 000 euros par an selon l’exploitation