À l’occasion de la réunion des ministres de l’Agriculture de l’UE du 17 novembre, la délégation belge a évoqué l’enquête antidumping menée par la Chine à l’encontre des importations européennes de viande porcine. Depuis le 5 septembre, la Chine, en effet, met en œuvre provisoirement des droits sur les produits importés de l’UE sous la forme d’un dépôt de garantie avec un taux général pouvant atteindre 62,4 % et un taux réduit entre 15,6 % et 32,7 % pour les entreprises de l’UE ayant coopéré avec les services chinois. Une faveur dont ne bénéficient justement pas les entreprises belges, victimes d’un embargo jusqu’en 2024 en raison d’une épidémie de peste porcine africaine. La Belgique plaide donc pour une intensification des efforts diplomatiques afin de parvenir à une résolution du conflit mais aussi pour que tous les États membres soient soumis à la même charge dans le cadre de l’enquête chinoise. De son côté, la Commission européenne est consciente de l’impact considérable que ces droits ont sur les producteurs (belges et européens) et analyse encore la possibilité de saisir l’OMC si la conformité des mesures provisoires avec les règles du commerce mondial n’est pas assurée.
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