S’appuyant notamment sur les aides Covid reçues par les éleveurs de porcs d’autres pays européens, l’UGPVB (groupements de producteurs bretons) demande, dans un communiqué du 6 janvier, un « plan Covid-19 pour les éleveurs de porcs ». Une requête qui a été portée le 11 janvier devant le préfet de Région. « L’impact de la Covid-19 est reconnu pour la production porcine », estime l’UGVPB, rappelant que la pandémie provoque notamment des « blocages logistiques au niveau international ». S’y ajoutent l'« encombrement du marché européen » causé par le ralentissement des achats chinois, ainsi que la flambée de l’alimentation animale. Cet « effet ciseaux » provoquera des pertes de trésorerie estimées à 400 € par truie en moyenne entre octobre 2021 et avril 2022.
Les éleveurs « évoluent dans un contexte de compétition exacerbée par des mesures de soutiens financiers, accordés par les États voisins » : l’Allemagne a débloqué en 2020 une « aide équivalente à 20 € par porc produit » (complétée en 2021 et « probablement » en 2022). Selon l’UGPVB, au moins huit autres États membres ont activé des aides d’État Covid-19 pour soutenir leurs élevages de porcs.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
L’UGPVB est soutenue par les producteurs de la FNP (FNSEA), qui annoncent dans un communiqué le même jour qu’ils rencontreront le ministre de l’Agriculture en janvier pour lui demander des « aides temporaires d’État Covid ». Par ailleurs, la FNP indique avoir « mobilisé son réseau dans tous les départements sur le PGE » (prêt de trésorerie à 0 % garanti par l’État). « Les premiers engagements obtenus seront de l’ordre de 30 €/porc ou de 415 €/truie », précise l’association spécialisée. Pour l’UGPVB, le PGE est un « outil inadapté pour répondre aux enjeux de distorsions de concurrence ».