Dans un entretien accordé à Agra, Franck Laborde, président de l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA), a indiqué le 24 février que la surface de maïs grains 2026 était, pour le moment, attendue en baisse, tandis qu’une certaine stabilité est attendue en maïs fourrage. Si aucun chiffre précis n’a pu être communiqué, en raison d’une campagne de semis qui ne commencera que dans quelques mois, un recul « de plusieurs points de pourcentage » pourrait survenir concernant le maïs grains, a confirmé le représentant. Les zones du Sud pourraient être les plus concernées par l’effritement des assolements. Bien entendu, ces informations quant au maïs grains et fourrage sont à prendre avec une grande prudence, les choses pouvant évoluer différemment d’ici à quelques semaines/mois. Il n’empêche qu’actuellement, la tendance penche vers le négatif. La raison invoquée à cette possible baisse : le manque de rentabilité de la culture. Les prix de vente sont en berne, alors que les coûts de production sont en augmentation. Autre justification : la mauvaise expérience de 2025, année de sécheresse, ayant déclenché un net recul des rendements par rapport à la bonne récolte 2024. Les résultats décevants constatés l’an dernier dans bon nombre de secteurs peuvent décourager certains agriculteurs à retenter l’expérience en 2026.
Comme les autres associations spécialisées de la FNSEA en grandes cultures, Franck Laborde tire la sonnette d’alarme. Il prévient qu’un repli de la production entraîne un potentiel désintérêt des clients de l’aval, qui vont soit se tourner vers d’autres cultures, soit vers les importations, enclenchant un cercle vicieux. Il réitère la demande du syndicat au gouvernement de tenir sa promesse de lancer la loi d’urgence, et d’avoir « une véritable ambition agricole […] Il y a énormément de détresse parmi les producteurs qui investissent et qui, en raison d’une réglementation trop complexe, se retrouvent perdants ».
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Le manque de rentabilité du maïs justifie la potentielle baisse de surface 2026
KC