Le Cniel (interprofession laitière) a reçu à son siège parisien le 12 juin une délégation chinoise de l’administration générale de la surveillance des marchés (SAMR) conduite par le vice-ministre Liu Jun. L’occasion de « présenter aux Chinois la structuration, les missions de l’interprofession ainsi que l’organisation sanitaire de la filière laitière », selon le Cniel dont les principaux responsables étaient mobilisés pour cette occasion : le président Pascal Le Brun aux côtés de François-Xavier Huard (vice-président), Sandra Leperche (directrice de la sécurité alimentaire du Cniel), Arnaud Fossey (membre du conseil d’administration) et Ludovic Blin (vice-président de la FNPL).
Mais l’enjeu de cette visite était aussi de sécuriser l’avenir des exportations de poudre de lait infantile vers la Chine en pérennisant le mode spécifique d’inspection des sites de production français. « Pour exporter de la poudre de lait infantile vers la Chine, chaque site français doit obtenir un agrément spécifique des autorités chinoises, qui doit être complété par une inspection des mêmes autorités sur place. La pandémie du Covid-19 rendant impossible les déplacements des auditeurs chinois, une organisation avait été mise en place pour que ces audits soient délégués au ministère de l’Agriculture français », explique Sandra Leperche, directrice de la sécurité alimentaire du Cniel. Cette organisation particulière convient tout à fait au Cniel pour des raisons de rapidité puisque dès qu’un site rempli les conditions, il peut être inspecté par des équipes françaises déjà sur place, sans avoir à attendre le déplacement des inspecteurs chinois.
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« Cette organisation est le fruit d’un protocole de coopération d’inspection sur site que le Cniel souhaite voir renouveler d’ici le début de l’année 2026 », poursuit-elle. La balle est désormais dans le camp du ministère de l’Agriculture qui va échanger avec l’administration chinoise afin d’aboutir au renouvellement souhaité par l’interprofession.