Poulaillon a annoncé de meilleurs résultats que prévu pour son exercice écoulé, clos le 30 septembre. Le groupe familial de boulangerie et de restauration rapide est en cours de négociation pour l’acquisition d’une entreprise dont le site lui permettra de doubler sa production de produits de boulangerie.
Poulaillon a annoncé le 19 janvier de bons résultats pour son exercice 2015/2016 (clos le 30 septembre), salués en Bourse par les investisseurs, le titre prenant près de 13 % les jours suivants l’annonce, avant de faire l’objet de quelques prises de bénéfices.
Le groupe familial de boulangerie et de restauration rapide a dégagé un résultat d’exploitation de 3,15 millions d’euros, en hausse de 24,3 %, pour un chiffre d’affaires de 61,23 millions (+13,5 %). Les 41 boulangeries (hors franchises) représentent 61,3 % des ventes, le reste (38,7 %) est réalisé auprès des GMS, de la clientèle professionnelle et des franchisés. Le résultat net (part du groupe) atteint 1,6 million d’euros, en progression de 180 %. "En tenant compte de l’amortissement d’un écart d’acquisition sur fonds de commerce de 722 millions, la progression du résultat net de l’ensemble consolidé ressort à 24 %", précise Thierry Mysliwiec, le directeur administratif et financier.
Côté bilan, Poulaillon a amélioré ses fonds propres à 19,4 millions (contre 12,2 millions au 30 septembre 2015) en partie grâce à l’augmentation de capital de 6,1 millions d’euros, réalisée en novembre 2015 lors de l’introduction. Et si compte tenu des investissements, tant sur le pôle eau minérale que dans l’outil industriel, l’endettement net a augmenté de 35 % à 20,8 millions d’euros, le gearing s’améliore à 107 % en 2015/2016 (contre 126 % un an plus tôt).
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Connu pour son produit phare, la Moricette, Poulaillon s’est lancé depuis juillet dernier dans une nouvelle aventure avec l’eau minérale de Velleminfroy. Les ventes ont représenté 0,2 million d’euros sur l’exercice écoulé. "De nouveaux référencements vont permettre de premières livraisons entre fin janvier et février 2017 auprès d’une enseigne de 2 600 magasins, d’une autre enseigne cash & carry de 55 entrepôts, d’un réseau de 300 magasins commercialisant des produits de label biologique, d’un grossiste alimentaire régional desservant 300 points de vente et de deux centrales d’achats régionales d’enseignes de grande distribution majeures", indique le groupe dans son communiqué. L’exploitation de la source représente une capacité d’embouteillage de 3 000 à 5 000 litres par heure.
Le groupe ne donne pas de prévisions chiffrées pour l’exercice en cours, mais indique avoir signé un projet d’acquisition. Poulaillon explique ainsi être "en cours d’acquisition d’une société détenant un site qui permettra le doublement de la production de produits de boulangerie (notamment baguettes et demi-baguette nature et en pains spéciaux) en grandes séries". Lors de son introduction en Bourse, le groupe prévoyait d’installer une ligne de production supplémentaire, représentant un investissement de 2 millions d’euros. "Nous n’avons pas encore installé cette ligne, parce que nous avons un problème d’espace, explique Thierry Mysliwiec. Il se trouve que nous avons trouvé cette entreprise, appartenant à un grand groupe, qui a déjà une ligne de production Mecatherm. En ajoutant quelques équipements supplémentaires, nous pourrions avoir la même chose que ce que nous avons déjà ici. En outre, le site, qui n’a que huit ans, offre un bon potentiel de développement. Nous pourrions procéder à une extension d’ici deux à trois ans avec l’installation d’une autre ligne et d’un espace de stockage en froid négatif". Le groupe qui espère finaliser l’acquisition dès la levée des conditions suspensives mi-février "devrait prendre possession de ce nouveau site courant mars", estime le dirigeant.