L214 a diffusé le 16 décembre une vidéo tournée dans un élevage de 200 000 poules pondeuses « situé dans les Deux-Sèvres et appartenant au groupe Pampr’œuf », d’après un communiqué. L’association abolitionniste y dénonce des « violences extrêmes dans la manipulation des animaux », montrant des employés « shooter dans des poules [de réforme] comme s’il s’agissait de ballons de foot ». Elle constate de « multiples » infractions : « non-conformité des installations », « absence de soins, poules mortes (en état de décomposition avancée) laissées dans les cages » ou encore « conditions de chargement et de transport non conformes ». L214 indique déposer deux plaintes auprès du procureur de Niort et de la Commission européenne (pour « usage de cages non conformes »).
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Produisant et commercialisant « un milliard d’œufs par an, soit 20 % du marché français des œufs coquille », Pampr’œuf est « le seul » producteur d’œufs à « ne pas avoir publié d’engagement officiel excluant l’élevage en cage de l’ensemble de ses activités d’ici 2025 », selon l’ONG. L’entreprise vise « l’arrêt en 2025 des œufs standards de poules élevées en cage », peut-on lire dans un communiqué du 18 mai diffusé par la Région Nouvelle-Aquitaine (qui lui avait accordé une subvention). « Seul un communiqué ferme et officiel provenant du groupe ou de son p.-d.g. Stéphane Nerault permettrait de s’en assurer », estime L214. Réagissant dans un communiqué, Pampr’œuf pointe « des images qui ne proviennent pas de nos élevages », et indique faire « totalement confiance » à ses équipes. « Nous voulons que toute la lumière soit faite et nous demandons que les images non floutées soient remises à la justice afin que soient identifiés les auteurs de ces agissements », conclut le groupe.