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Poules pondeuses : vaccins vivants autorisés contre les salmonelles

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Le ministère de l’Agriculture a donné, par arrêté, son feu vert officiel à l’utilisation de vaccins vivants sur les poules pondeuses pour lutter contre les salmonelles. La France fait partie des mauvais élèves au niveau européen face à cette bactérie.

Afin de prévenir les infections par les salmonelles, un arrêté paru au Journal officiel le 4 mars autorise les « vaccins vivants » pour les poules pondeuses d’œufs de consommation, les poulettes (futures pondeuses), ainsi que les futurs reproducteurs (stade multiplication uniquement) de l’espèce Gallus gallus. Afin de pouvoir accéder à ces vaccins, les élevages devront respecter les « prescriptions de fonctionnement et d’aménagement de la charte sanitaire » (dite charte salmonelles). Les élevages qui produisent des œufs de consommation mais n’adhèrent pas à la charte pourront toutefois recevoir des animaux vaccinés si une « inspection officielle » de la DDPP (préfecture) « montre qu’ils respectent les obligations de fonctionnement et de d’aménagement prévues par l’arrêté du 29 septembre 2021 ».

Comme le rappelle Réussir Volailles (article payant), cela faisait un an que les pouvoirs publics avaient promis cet accès aux vaccins vivants. Par opposition aux vaccins inactivés (les seuls autorisés jusque-là), les vaccins vivants atténués contiennent des germes (ici des bactéries Salmonella) qui ont été modifiés pour perdre leur pouvoir infectieux. L’emploi de ces vaccins en pondeuses était interdit par un arrêté du 1er août 2018 (abrogé par le nouveau texte) ; les préfets pouvaient uniquement accorder des dérogations pour vacciner des animaux destinés à des « sites de ponte contaminés au cours des deux années antérieures » et respectant la charte sanitaire.

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Moins chers et plus pratiques

Par ailleurs, le nouvel arrêté met à jour le programme de lutte contre les salmonelles. D’après sa notice, ce texte renforce les « modalités de gestion des troupeaux infectés ou suspectés », instaure un dépistage à l’élevage pour les reproducteurs, et supprime les analyses de confirmation dans tous les troupeaux de reproducteurs.

En matière d’infection par les salmonelles, la France fait partie des mauvais élèves au niveau européen. Aux côtés des vaccins inactivés, les vaccins vivants, moins chers et plus pratiques, « peuvent jouer un rôle essentiel dans la lutte contre les salmonelles, laquelle ne peut être que globale », indique Richard Ducatelle, professeur en pathologie avicole, interrogé par Réussir Volailles.

Des vaccins promis par les pouvoirs publics depuis un an