La Commission européenne a proposé le 12 juin au Conseil des Vingt-huit d’approuver et de signer l’accord qu’elle a conclu avec Kiev pour mettre fin à l’importation litigieuse et croissante dans l’UE d’un morceau atypique de poulet ukrainien – poitrine traditionnelle à laquelle sont restés attachés les os (humérus) des ailes – non recensé par l’accord de libre-échange entre les deux parties (1). L’accord prévoit d’intégrer les deux lignes tarifaires utilisées jusqu’à maintenant pour commercialiser librement ce produit dans le contingent d’importation fixé pour les morceaux traditionnels de poitrine de volaille, qui est actuellement de 18 400 tonnes et doit atteindre 20 000 t en 2021, et d’augmenter de 50 000 t ce contingent au-delà duquel s’appliquera un droit de 100,8 €/100 kg poids net.
La valeur cumulée des importations dans l’UE sous les deux lignes tarifaires concernées pour les années 2016 et 2017 a atteint 43,9 millions € (91,4 Mio € en 2018), rappelle la Commission. Soit, pour ces deux années, 23,9 % des importations totales de viande de volaille de l’Union en provenance d’Ukraine et 1,1 % de l’ensemble de ses importations de ce produit.
En 2018, les importations sous ces deux lignes tarifaires se sont élevées à 91,4 Mio €.
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Les négociations entre la Commission et Kiev avaient été menées du 29 janvier au 22 février et conclues le 19 mars (2).
(1) Voir n° 3688 du 15/04/19
(2) Voir n° 3685 du 25/03/19