« L’adoption du cahier des charges BCC (Better Chicken Commitment) et de souches à croissance intermédiaire ont un effet positif net sur le bien-être des poulets de chair », affirme une récente étude (document en anglais) du Welfare Footprint project. « La plupart des atteintes au bien-être endurées par les poulets de chair sont fortement associées à la croissance rapide », note l’étude (boiteries, désordres cardiopulmonaires, problèmes comportementaux et stress thermique). L’organisme a chiffré l’impact des souches à croissance moins rapide (animaux abattus à 56 jours au lieu de 42 jours en standard) selon plusieurs niveaux de douleur. Le BCC permet ainsi de réduire de 24 % le temps passé par les animaux à souffrir d’une douleur « pénible », qui se voit abaissé à 99 heures. Les douleurs « invalidantes » sont, elles, réduites de 66 % (13 heures), et les souffrances « insupportables » chutent de 78 % (5 secondes).
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En résumé, « plus la croissance est lente, plus le temps cumulé à souffrir est court, et ce malgré la différence d’espérance de vie ». Outre l’usage de souches à croissance intermédiaire, la démarche BCC, déployée outre-Atlantique, prévoit une amélioration des conditions d’élevage (moindre densité, lumière naturelle), ainsi que l’étourdissement au CO2 avant abattage. Son équivalent européen, l’ECC (European Chicken Commitment), est porté par 37 associations du Vieux continent. Quant au Welfare Footprint Project (empreinte bien-être animal), il s’agit d’un projet de recherche privé basé au Brésil, et financé notamment par l’Open philanthropy. Ce fonds a également financé environ un tiers des associations européennes à l’origine du cahier des charges ECC.