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Dans une tribune postée sur Linkedin, le fondateur de la start-up The Green Data, Jérémie Wainstain explique les trois raisons pour lesquelles «le numérique, la data et les algorithmes devraient être au cœur des Etats Généraux de l’Alimentation». 1- « Parce que toute démarche collaborative sérieuse doit s’appuyer aujourd’hui sur des outils numériques. Les Etats Généraux veulent faire émerger un « juste prix payé au producteur » ? Chiche ! Profitons de la technologie pour croiser les données des producteurs, des coopératives, des industriels et de la grande distribution, mettons les algorithmes de calcul des prix en open source et créons enfin de la transparence dans cette industrie agricole où l’opacité a toujours été la norme. Les outils numériques sont l’infrastructure nécessaire à toute collaboration moderne et efficace. Il serait absurde de s’en priver. » 2- « Parce que les technologies numériques permettent de renouveler les modèles économiques des acteurs en place. Demander aux coopératives de réduire la vente de pesticides d’un côté, c’est forcément les inviter à accroître le service aux agriculteurs de l’autre, et donc changer leur business model. Fermer les yeux en disant à chacun de se débrouiller est une hypocrisie : il faut une trajectoire de transition. Or les technologies numériques rendent possibles cette transition agro-écologique par le développement d’outils prédictifs basés sur des modèles et des algorithmes innovants. Il est temps de s’en préoccuper maintenant ». Restez au courant en temps réel !Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
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3- « Parce que les technologies numériques permettent de maîtriser les risques de l’agriculture. Dans un contexte de plus en plus volatile, on ne peut plus piloter les filières agricoles au doigt mouillé. Il nous faut des outils modernes basés sur de la data et des algorithmes. Si ces technologies ne peuvent évidemment pas supprimer les risques du monde agricole, elles peuvent au moins les évaluer et les anticiper pour permettre aux acteurs des filières de prendre des décisions avisées. La maîtrise des risques, c’est la maîtrise des prix et de la production, donc une gestion plus efficace des crises agricoles. » Jérémie Wainstain souligne la multitude d’initiatives de plateformes de données agricoles, parmi lesquelles 3 exemples enthousiasmants, Wiuz, Domopig et Applifarm. Il plaide pour que les acteurs agricoles profitent des Etats Généraux de l'alimentation «pour enclencher un vrai mouvement sur l’agrégation des données». «Favorisons la multiplication des plateformes de données sur le territoire. Aidons à leur financement. Définissons des cadres qui sécurisent les producteurs sur la juste utilisation de leurs données. Créons une charte éthique. Incitons les régions à se prendre en main. Bref, plaçons le numérique et la data au cœur des débats. Il y a beaucoup à inventer pour faire enfin rentrer l’agriculture dans le 21ème siècle». |
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