La Confédération générale des planteurs de betterave (CGB) s’insurge contre les dernières décisions de la Commission au sujet de la réforme du sucre. Les planteurs français insistent pour que les débouchés de 1,4 million de tonnes à l’export autorisés dans le cadre de l’OMC – tel que rappelé par la Commission dans son dernier communiqué de presse sur la réforme Sucre – restent à l’avenir un outil d’équilibre du marché. « Il serait inacceptable que la Commission, par seul souci budgétaire, n’utilise pas tous les débouchés du sucre autorisés dans le cadre de l’OMC », indique la CGB, qui estime par ailleurs que le principe de la préférence communautaire est totalement bafoué dans ce secteur, tant les ouvertures de contingents offerts de façon unilatérale par la Commission se multiplient : « hier avec les Balkans, aujourd’hui avec la Moldavie, demain avec l’Ukraine. L’Union européenne, qui était exportatrice nette, est devenue importatrice nette à hauteur de 25 % de sa consommation, conséquence de la réforme et de la place faite au sucre importé des ACP/PMA ». En rajouter reviendrait, selon les planteurs, à « remettre en cause la réforme elle-même ».
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Les planteurs rappellent enfin que les DPU sont venus compenser seulement partiellement les baisses de 40 % des prix de la betterave, qui étant fixés jusqu’en 2014/2015, sont complètement déconnectés de toutes variations des prix mondiaux et, pour le sucre, restent largement en dessous des prix de l’Union Européenne. Il faut donc, selon la CGB, que dans le cadre du bilan de santé, cette situation particulière du secteur sucre soit prise en compte.