«Si certains considèrent l’environnement comme une somme de contraintes, la Confédération paysanne préfère parler d’atouts pour demain », peut-on lire dans son rapport d’orientation. Pour autant, la Confédération paysanne critique elle aussi les différentes strates de règlementation : « Il y a un empilement de normes administratives et environnementales, et il en arrive de nouvelles tout le temps. Sur les nitrates par exemple, il faut être assez pointu pour savoir quelles sont les périodes d’épandage, les dérogations… Sur le terrain, le sentiment est que ces normes deviennent très pesantes, surtout pour l’élevage », témoigne Gérard Durand, secrétaire national. Concernant les nitrates, « on sait très bien qu’il y a un problème et que ça vient de la concentration de l’élevage. Ce ne sont pas les paysans qui en sont forcément les responsables, mais le système. Les éleveurs essaient seulement de travailler pour avoir un revenu », explique t-il, en faisant un lien avec la politique agricole : « Personne ne prend des mesures contre cette concentration de l’élevage ! Le problème des nitrates continuera tant qu’on videra les territoires de l’élevage pour faire des grandes cultures, et que l’élevage se concentrera. Aujourd’hui, toute la production laitière est en train de remonter dans l’Ouest ». Pour lui, une des solutions est de « favoriser la polyculture élevage sur tout le territoire ».
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