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Pour la FNPL, le prix de revient moyen du lait français est de 396 €/1 000 litres

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« Le prix de revient moyen des exploitations laitières françaises conventionnelles atteint 396 euros/1 000 litres », révèle la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), dans un communiqué de presse du 8 novembre. Ce prix prend en compte la rémunération des éleveurs à hauteur de deux Smic mensuels, l’équivalent d’un Smic horaire rapporté au volume horaire réellement travaillé par les producteurs de lait.

« Un indicateur que tout le monde dans l’interprofession connaît et basé sur des données publiques », explique André Bonnard, secrétaire général du syndicat. Mais qui ne sera « pas publié par le Cniel ». En effet, une diffusion par l’interprofession des indicateurs prévus par la loi Egalim ne se dessine pas dans un avenir proche, témoigne André Bonnard. Les difficultés sont tant techniques – manque de données, travaux de collecte chronophages – que politiques – les trois collèges peinent toujours à trouver un accord concernant la valorisation sur le marché intérieur. « Rien n’est prêt pour les négociations commerciales », se désole le secrétaire général.

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Aussi, le syndicat souhaite se baser sur ce prix, qu’il estime incontestable, dans le cadre des négociations commerciales en cours afin qu’il soit correctement intégré au contrat entre les industriels et les distributeurs. C’est sur cette base que la FNPL estime que « 5 % d’augmentation des tarifs de vente des produits laitiers aux distributeurs par les transformateurs permettraient d’atteindre ce prix de revient moyen ». À la condition que cette augmentation soit « identifiée en toute transparence dans les négociations commerciales » pour « concrétiser la revalorisation […] du prix du lait payé aux éleveurs laitiers ». Le syndicat sera vigilant et « rappellera publiquement à l’ordre les mauvais élèves ».