Longtemps attendue, la publication le 11 février 2026 de la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (Snanc), censé définir les orientations pour atteindre une alimentation « saine et durable » d’ici 2030, provoque déjà des réactions. « Si le document reconnaît la nécessité d’une “limitation de la consommation de viande et de charcuterie”, il ne fixe aucun objectif chiffré ni trajectoire claire de réduction », indique ainsi La Vie dans son communiqué publié le même jour. « Cette absence d’ambition », comme la qualifié la société, est dommageable rappelle-t-elle, pour la santé et pour l’environnement, sans parler du bien-être animal. « Il est regrettable de constater que le gouvernement semble avoir cédé aux pressions des lobbys de la viande en retirant du texte toute recommandation ambitieuse et chiffrée de réduction de la consommation de viande... », estime ainsi Nicolas Schweitzer, cofondateur et CEO du spécialiste de la charcuterie végétale La Vie.
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Pour La Vie, la transition ne se fera ni par l’interdiction ni par la culpabilisation, mais par l’accompagnement et par l’offre. Et « la question n’est plus de savoir s’il faut diversifier nos sources de protéines, mais à quelle vitesse nous voulons le faire », indique-t-elle dans son communiqué. La Vie appelle dont « le gouvernement à préciser rapidement une trajectoire cohérente avec les objectifs climatiques et sanitaires fixés par ailleurs, et se tient à la disposition des pouvoirs publics pour contribuer à une stratégie réellement ambitieuse sur la transition protéique ».